Une larme, un sourire...

Vivre...

le 11/06/2006 à 14h54

Toujours courir
Toujours discuter
Toujours réfléchir
Toujours travailler
Toujours argumenter
Toujours s'agiter
Toujours apprendre
Toujours cultiver
Toujours parler
Toujours savoir
Toujours écrire
Toujours défendre
Toujours étudier
Toujours fabriquer
Toujours écouter
Toujours fignoler
Toujours pouvoir
Toujours fructifier
Toujours lutter
Toujours oeuvrer
Toujours opérer
Toujours vouloir
Toujours trimer
Toujours soigner
Toujours avoir
Toujours forcer
Toujours préparer
Toujours échapper
Toujours inventer
Toujours peiner
Toujours s'énerver
Toujours concevoir
Toujours comprendre
Toujours conseiller
Toujours justifier
Toujours patienter

Jamais vivre.

Hier... Aujourd'hui... Demain...

le 18/05/2006 à 12h59

Hier, j'étais un enfant.
Un enfant sans soucis,
Pieds nus, le nez au vent,
Je marchais, sans peur.

Hier, tous mes rêves
Etaient doux et sucrés.
Et ma vie me paraissait
Simple, facile, évidente.

Hier encore, ma poitrine
Se soulevait sans contrainte.
Je me serrais contre ma mère,
Et prenais la main de mon père.

Hier encore, j'avais confiance.
Je tutoyais le bonheur.
Et toujours, devant mes yeux,
Le soleil brillait.


Aujourd'hui, je suis un homme.
Un homme qui réfléchit,
Qui analyse qui veut comprendre,
Et qui oublie l'essentiel.

Aujourd'hui, je ne rêve plus,
C'est une perte de temps.
Je m'attache aux biens matériels
Et veux construire ma vie au présent.

Aujourd'hui, tout est compliqué.
Mes relations sont conflictuelles.
J'ai peur de l'inconnu,
Je redoute mon avenir.

Aujourd'hui, je n'ai plus confiance.
La peine est mon quotidien.
Je n'ai plus le temps de lever les yeux,
Autour de moi je ne sens plus le soleil.



Demain, je vais partir d'ici.
Quitter ce corps si pesant.
Et je vais enfin avancer sans peur,
La tête haute, les cheveux au vent.

Demain, je retrouverais cette simplicité.
Je nagerais dans le rêve.
Tout me semblera évident,
Je ne réflichirais plus.

Demain, personne ne me regretteras.
Je n'ai pas su être utile sur Terre.
Je n'ai pas su profiter de la vie,
En restant un enfant, simplement.

Demain, tout ira bien.
Je serais dans le vertige de l'Eternité.
Je serais plongé dans l'Amour,
Et ma vie prendra enfin son sens...

Quelque part...

le 17/04/2006 à 17h05

 


 

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
M'attends un monde merveilleux...

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
Je sais qu'il y a un autre monde...

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
Je veux partir et tout quitter...

Quitter cet endroit où je vis
Tout laisser derrière moi...

 


 

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
M'attends un monde merveilleux...

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
M'attendent tous les gens que j'aime...

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
Je suis sûr de trouver paix et bonheur...

Lorsque soleil et pluie se mêlent
Cette porte colorée s'ouvre à moi...

 


 

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
Le soleil brillera toujours...

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
Les conflits et l'injustice n'existent pas...

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
C'est le seul endroit où je me sentirais bien...

Sans soucis et en paix avec moi-même
Je veux vivre heureux et tranquille...

 


 

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
C'est là-bas que je veux vivre...

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
Rien n'est identique...

Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel
Se trouve le bonheur de l'Humanité...

Qu'attendons-nous ? Sans plus attendre
Franchissons cette porte...

 


 

Pourquoi ?...

le 04/04/2006 à 22h06

 

 


 


Pourquoi ?

 

 


 

 


"La mort est une partie de la vie... c'est inévitable...
Raisonne-toi ! Ne pleure pas !
La Mort n'est qu'un passage,
que l'achêvement de notre Vie..."

Comme il est facile d'en parler
Lorsque cela ne nous concerne pas...

 

Je suis seul
Face à mon désarroi
Un seul mot me vient à la bouche

 

 


POURQUOI ?

 


Pourquoi ?

 

Pourquoi... Pourquoi... Pourquoi...

 

Je me répéte cela
M'enfonçant toujours plus

Dans mon incompréhension

 


Par ce simple mot
Je veux crier
Ma révolte
Ma haine
Ma colère
Ma tristesse

 

Ce poid qui me serre le coeur

 

Je ne veux pas réfléchir

Je veux seulement pleurer

Je veux seulement crier

 

 

 
Pourquoi ?

Renoncement...

le 03/03/2006 à 22h28


Je renonce.



Je renonce à l'Amour.

Je renonce à tous ces sourires

Que j'envoie sans retour.

Je renonce à toutes ces pensées

Que j'ai eu sans retour.

Je renonce à tous ces élans

Que je n'ai pu exprimer.

Je renonce à aimer une femme

Qui ne me parle pas.

Je renonce à aimer une femme

Qui ne me regarde pas.

Je renonce à aimer une femme

Qui ne m'aime pas.

 

Je renonce à vivre

Sans me sentir utile.

Je renonce à vivre

Sans me sentir aimer.

Je renonce à vivre

Sans me sentir désiré.

 

 

 Je renonce à l'Amour ?

Oui, mais...

Pour l'instant !

Revenir...

le 26/02/2006 à 15h15


 

 

REVENIR... Souffrir.

REPARTIR... Mourir.

 


 

La fête du village...
Cela ravivait en Elle tant de souvenirs !
Ses yeux étaient humides, son pas chancelant,
En redécouvrant cette frénésie
Qui l'avait tant éblouie lors de sa première visite...
C'est fou comme les habitudes ne changent pas, se dit-Elle.

Elle avançait,
Lentement,
Jetant autour d'Elle des regards
Encore remplis d'une certaine naïveté,
D'un étonnement presque puérile,
D'une admiration quasi enfantine.

Ici, rien n'avait changé.
Treize ans plus tard.
Les lumières, les costumes bigarés, les dentelles,
Les chants, les rires, les danses...
Tout ce qui l'avait charmée à l'époque était encore là,
Et avait le même effet sur Elle aujourd'hui...



Brusquement, ses yeux furent attirés par une silhouette.
Un homme. Il était de dos, mais son habit et sa carrure
Laissaient imaginer un homme mûr et aisé.
Il semblait plein d'assurance au milieu de cette foule,
Et Il regardait danser les jeunes filles en fumant sa pipe.
Ce fut pour Elle comme un coup de foudre.

Elle ne pouvait plus faire un pas.
Oh ! Il avait changé, bien sûr,
Mais Elle crut le revoir, avec treize ans de moins,
Jeune et charmant, comme Elle l'avait connu.
Charmant, Il l'était toujours d'ailleurs,
La jeunesse en moins...

Cela ne semblait pas déranger les autres femmes :
On avait l'impression qu'elles désiraient l'ensorceller
En agitant leurs jupons de la sorte devant lui.
Lui prenait son air blasé, mais ses yeux,
Pétillants, le trompaient. Oui, pensa-t-Elle,
Il n'avait vraiment pas changé.

A petits pas, Elle s'approcha de Lui
Et posa doucement la main sur son épaule.
Jamais Elle n'avait tant tremblé.
Il se retourna, tout souriant,
Pensant qu'une de ses proies avait enfin osé l'approcher.
La scène, pour Elle, se passa au ralenti, comme dans un rêve.

Leurs regards se croisèrent, se reconnurent.
- Toi ! Articula-t-Elle péniblement, est-ce bien toi ?
- Par le Ciel ! Il y a si longtemps ! Répondit-Il bêtement.
- Pourquoi ? lâcha-t-Elle enfin.
Un seul mot avait suffit à exprimer tout ce qu'Elle ressentait.
Il avait compris.

- Poutquoi m'as-tu abandonnée ?
Pourquoi n'as-tu pas eu le courage de venir me parler en face ?
Pourquoi m'as-tu fait cela ?
Je ne représentais donc rien à tes yeux ?
Elle fondit en larmes ; Il ne savait que faire.
Il la prit dans ses bras : Elle se dégagea doucement.

- Je m'en suis voulu, pendant très longtemps j'ai songé à toi,
Aux promesses idiotes que je t'avais faites...
Pardonne-moi, je t'en conjure !
Je m'en veux maintenant, mais je l'ai fait.
Crois-moi, je t'aime encore,
Je veux refaire ma vie avec toi !

- Je te pardonne, cela est normal.
Mais je ne puis te regarder sans souffrir.
Il y a treize ans, nous étions jeunes tous deux
Et j'attendais tout de la Vie.
Tu me retrouves, aujourd'hui,les ans et les désilussions
Ont laissé en moi des cicatrices profondes.

Je ne veux pas te les faire toucher, et ainsi les rouvrir !
Je ne veux pas tomber une nouvelle fois dans le piège de tes promesses !
Je ne veux pas songer à nouveau aux erreurs de notre passé !
Je ne crois plus à l'Amour,
Tu l'a fait disparaître de mon être.
Je ne crois plus à la Vie,

Adieu.

Timidité...

le 16/01/2006 à 19h07

 "Nous nous aimons,
 Cela est sûr.
 Alors pourquoi ne pas nous l'avouer ?
 Tout serait si parfait..."

 

 Deux âmes sur cette Terre
 Un jour, se sont rencontrées.
 Deux âmes pures et naïves,
 Que sont celles des jeunes gens.

 

 Ces âmes, au fil des jours,
 Ont appris à se connaitre,
 A s'apprivoiser, s'apprécier,
 Tout simplement à s'aimer.

 

 De plus en plus,
 Elles se sont vues,
 Se sont parlées,
 Ne se sont plus quittées.

 

 Un jour, l'évidence leur est apparue :
 L'Amour était en eux.
 Ces deux âmes ont continuées à se fréquenter,
 Mais avec un regard neuf.

 

 Quand elles étaient loins l'une de l'autre,
 Elles ne s'oubliaient pas,
 Pensaient à l'autre,
 Et patientaient jusqu'à leur prochaine rencontre.

 

 Leurs coeurs battaient ensembles,
 Mais jamais, oh non jamais,
 Elles n'osèrent ouvrir la bouche
 Pour s'avouer leurs sentiments.

 

 Elles ne peuvent plus vivre comme cela,
 Mais qui fera le premier pas ?
 "Les yeux dans les yeux,
 J'espère pouvoir te le dire..."

Un an déjà !

le 19/12/2005 à 11h47

Je suis seul, à mon bureau.
Dans un pièce close.
Mon âme vous est ouverte,
Ce soir encore, je m'offre à vous...

Ma lampe, hésitante, projette une lumière
Blafarde sur ma feuille, encore vide.
C'est ma seule source de lumière.
Alors, je m'y accroche.

Je m'accroche aussi à ma plume,
Seule confidente de mes rêves,
De mes pensées les plus folles,
De mes appels désespérés...

"Ne te pose pas de questions,
Laisse courir a plume sur le papier,
Elle mieux que quiconque,
Sait parler et te sonder..."

Oui, je ne réfléchis plus,
Ce n'est même plus la peine.
Alors, c'est ma plume qui guide ma main,
Et non l'inverse.

Cette encre qui noircit ma feuille,
C'est mon propre sang qui jaillit de ma plume,
Mes émotions, mes sentiments,
Que je vous offre, en l'écrivant...

J'écris, j'écris...
Je ne sais même plus pourquoi.
C'est dans ma nature, voilà tout,
Il le faut, je le sens bien.

Des vers ou de la prose,
Peu importe la manière.
Pourvu que ce soit moi,
Que vous lisiez dans ces lignes.

Je ne me crois pas parfait,
Loin de là,
Mais l'écriture me porte
Et me fait chavirer...

C'est pour vous,
Pour vous, uniquement, que j'écris.
Je vous sait autour de moi,
Et je vous dit merci.

*******************

Un an déjà... Et oui ! Voilà un an que le désir fou de vous faire partager mes écrits a germé en moi... Par ce blog, je vous fait partager ma vie, mes sentiments... Merci à tous ceux qui me soutiennent et qui me lise. Merci de votre présence, de vos commentaires, de vos encouragements ! Et rendez-vous très bientôt, à chacun de mes nouveaux poèmes...

*******************

 

En un an :

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MERCI A VOUS !

Perfection...

le 07/12/2005 à 19h12

Il pleut ce soir. Je suis seul.
J’entend les gouttes martellent ma fenêtre.
Je pense à toi. Toi seulement. Et alors,
Le décor autour de moi, tout doucement
S’estompe. Je suis dans un jardin.
Merveilleux jardin, rempli de verdure,
De chants d’oiseaux, et du clapotis de l’eau.

Brusquement, te voici devant moi.
Mon désir le plus ardent,
Viens de se réaliser.
Tu es devant moi,
Resplendissante dans ton habit de pureté.
Craignant de briser ce rêve,
J’avance lentement vers toi…
Ma main se tend, la tienne me répond.
Nous sommes seuls,
Et nous sommes bien.
Portés par une force et un amour
Indéfinissables, nous nous enlaçons
Sur cette couche naturelle.

Les heures passent,
Mais sont des secondes à mes yeux.
Tu es si belle, si douce…
Le temps passé à tes côtés,
Est toujours trop rapide.
Je ne peux plus te quitter.
Nos lèvres s’effleurent,
Ma main court le long de tes épaules…
L’instant est parfait,
Le bonheur partagé :
Rien ne pourrait être mieux.
Assis, nos corps serrés l’un contre l’autre.
Si ma Vie n’était que cet instant,
Je saurais que je l’ai gagnée…

Trois petits mots,
Seulement trois,
Me viennent à la bouche.
Je te les murmure mais leur force est immense :
« Je t’aime ».

Le temps est merveilleux,
Autant à l’extérieur
Que dans nos cœurs…
Rien ne saurait briser
Ces instants de rêve
Où nos émotions ne sont qu’une
Et où nos cœurs
Battent à l’unisson…

Lecture...

le 14/11/2005 à 20h51

Un pavé est posé sur votre lit.
"Tiens ! Quest-ce que ça peut bien être ?"
Vous vous en approchez, tout doucement,
Comme si vous aviez peur de réveiller cette bête féroce...
C'est alors que vous comprenez :
Vous êtes en présence d'un LIVRE.

"Ohlala ! C'est pas du tout à la mode ça !
Que vont dire mes amis s'ils me voient avec ?
Ce ne sera que moqueries de leur part !"
"Quelqu'un qui lit :
A-t-on jamais rien vu d'aussi ringard ?!"
"Vraiment, je ne peux m'y plier...

Bon, c'est vraiment parce que je n'ai rien d'autre à faire !"
Poussé par la curiosité et l'envie,
Vous saissisez fébrilement cet objet de torture.
Vos mains tremblent, ne savent comment s'y prendre.
"Voyons... par où commencer ?"
Le résumé peut-être ?

Oui, bonne idée !
Il va vous donner quelques précisions...
Après un coup d'oeil sur le dessin de couverture,
Vous ouvrez enfin ce livre.
Les caractères ne sont pas trop petits.
Aller, c'est parti !

Première lettre,
Premier mot,
Première phrase,
Première ligne,
Et ainsi de suite. Vous prenez votre rythme...
Et le chapitre est bouclé.

Sans même être conscient de tourner les pages,
Vous avançez,
Avançez toujours...
Passionné que vous êtes
Par cette histoire qui vous est contée
Et dans laquelle vous êtes absolument plongé.

Les mots devant vos yeux
Dansent à une cadence endiablée.
Vous n'existez plus que dans ce monde
Intérieur et tellement grisant...
Les personnages sont à côté de vous,
Et vous vivez par eux.

Comment auriez-vous pu imaginer
Que cet amas de papier
Aurait pu vous transporter aussi loin,
Et d'une façon aussi merveilleuse ?
Vos réticences passées se sont brisées
Avec votre souffle court, à chaque page tournée...

Vos deux corps, à présent,
Ne sont plus qu'un, dans une hosmose parfaite
Vous ne pouvez plus vous quitter :
Sans l'autre, aucune vie n'est possible.
Rien ne saurait déranger cette perfection.
On vous parle ? Vous n'entendez que votre héros.

Vous vivez à ses côtés !
Chaque coup qui lui est porté
Vous fait tout autant souffrir...
Chaque joie qui le remplit
Vous comble aussi de bonheur.
Rien ne pourrait y changer.

Pas même les cris, la colère...
Rien. C'est votre livre,
Votre rêve.
Il vous appartient
Et vous ne le céderiez pour rien au monde.
C'est votre rêve, et il vous appartient...

Lorsque la fin du livre se dessine,
Vous faites tout pour que cela n'arrive pas,
Ou du moins... dans plus longtemps.
Mais vous ne pouvez vous empêcher de dévorer.
Dévorer, pour enfin savoir la fin...
Mais quand ce moment arrivera... Non, n'y pensez pas encore !

C'est dans les dernières pages que tout va se jouer !
Depuis quelques semaines, vous avez vécu avec votre livre,
Et en quelques minutes, le temps de lire la fin,
Le bonheur de ce charme va être rompu...
Vos entrailles sont en feu à cette seule pensée.
Mais non, n'y pensons pas encore ! Il vous reste des pages...

L'action est à son paroxsysme,
Votre souffle est coupé.
Le dénouement est sous vos yeux,
Votre coeur se déchire.
Tout-à-coup, le mot "FIN" vous saute à la gorge.
Et c'est d'une main tremblante que vous refermez ce livre.

Ca y est. Un petit mot a suffit à vous détruire.
En démarrant vous le saviez : toute bonne chose à une fin.
Mais pris d'un désir fou, vous chassiez cette idée de votre esprit.
Tout est fini, le livre est fermé.
Vous le comtemplez encore d'un petit air rêveur.
Ah ! Si seulement cela aurait pu continuer !

Votre livre va-t-il maintenant
Dormir sur une étagère,
Recouvert de poussière ?
Peut-être...
Mais qu'importe !
Il vit dorénavant en Vous...

Le charme est rompu, il est vrai,
Mais vous n'en voulez rien savoir :
Vous restez dans cette douce torpeur
En vos remémorant les meilleurs moments...
Qu'il est dur de s'arracher à ce rêve,
Et comme je vous comprend !

Votre corps est pris de tremblements incontrolables.
Un sanglot s'étouffe dans le fond de votre gorge.
Vos mains sont moites, votre front en sueur.
Comme un athléte revenant d'un exploit,
Vous êtes fier, et vous avez raison.
Car il en faut du courage pour dompter les livres...

Vous l'avez fait. Et vous en êtes heureux.
Sans le savoir vraiment, le Virus est en vous.
Vous êtes devenu fou, et vous avez raison.
"Fou ?"
Mais oui !
Fou, absolument fou de la Lecture...

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