Une larme, un sourire...

Pourquoi ?

le 12/05/2007 à 19h00

Je me suis toujours demandé pourquoi... Depuis que je suis tout petit, on me répète que c'est normal, que ça a toujours été comme ça et qu'il faut que j'arrête de me poser tant de questions. J'ai dû le demander à tout le monde que je connaissais. Certains m'ont regardé en haussant les sourcils. Certains m'ont ri au nez. Certains m'ont parlé longuement sans me donner la réponse. Certains m'ont dit de ne plus penser à ça, avec une certaine frayeur dans le regard.

Plus on me demandait de ne plus y penser, plus j'y pensais. Plus on me demandait d'arrêter de poser des questions, plus j'en posais. Plus on me de demandait d'oublier ça, plus je m'y intéressais. Etais-je le seul à ne pas savoir, ou bien le seul à vouloir savoir ? Tous ces gens qui m'entouraient, le savait-il seulement ? Pourquoi tant de réactions différentes quand j'essayais d'en parler ? Pourquoi ce silence obstiné à ce sujet ? Etait-ce la peur ? La honte ? Avaient-ils reçu l'interdiction d'en parler ou se l'interdisaient-ils eux-mêmes ? Mais moi je voulais savoir pourquoi. Plus je grandissais, plus cela m'étouffait.

Je décidai d'y consacrer ma vie, de ne pas rendre le dernier souffle avant d'avoir tout mis en oeuvre pour enfin savoir pourquoi. Cette décision redonna une ardeur nouvelle à mes questionnements. Je voyageais dans le monde entier pendant la nuit, je passais chacune de mes journées à interroger les gens, à essayer de découvrir pourquoi. Je ne mangeais plus, ne dormais presque pas, tant ce désir de savoir me dévorait de l'intérieur.

J'ai rencontré des milliers de personnes dans mes voyages, j'ai découvert beaucoup de choses. Mais jamais personne ne voulu m'en parler, m'expliquer. Les gens devenaient disants avec moi, fuyants. J'étais gênant, je le sentais. Mon refus d'accepter sans comprendre comme tout le monde, dérangeait la bonne organisation du monde, de cette société qui m'emmurait dans un silence décourageant.

Où que j'aille maintenant, je ne trouvais plus que des visages fermés, des regards durs. Je ne voulais pas abandonner. Je voulais savoir. Mais j'étais à bout de forces. Je sentais que la société ne m'apporterait jamais la réponse à mes questionnements.

Je me suis toujours demandé pourquoi, et encore aujourd'hui.

                                   Mais je crois que personne ne le saura jamais.

Que c'est triste...

le 06/05/2007 à 14h00


                                    Que c'est triste une rose
                                                   quand on ne l'offre pas...

                                    Que c'est triste un sourire
                                                    quand on le garde pour soi...

                                    Que c'est triste un baiser
                                                     quand l'autre ne veut pas...

                                    Que c'est triste une vie
                                                     quand l'amour n'y est pas...
      
                                    Que c'est triste l'amour
                                                     quand l'autre n'aime plus...

Métaphore de la vie...

le 03/04/2007 à 18h30

Dans la vie, certaines portes que l'on n'imaginait jamais se fermer se sont fermées, et d'autres que l'on ne pensait jamais ouvrir se sont ouvertes...

La vie en fait pourrait se résumer à cela : des portes qui s'ouvrent, et d'autres qui se ferment. Parfois hélas, nous avons l'impression que toutes les portes autour de nous sont fermées. Alors, c'est que c'est une fenêtre qui s'est ouverte à nous. Mais dans ce cas-là, il faut regarder plus loin, et y monter avec courage. C'est un effort supplémentaire.

Celui qui joue avec toutes ces portes semble manier notre vie et notre destinée avec une grande désinvolture. Mais ne croyez pas cela. De toutes les millards de vies qu'il tient entre ses mains, jamais il n'en laisserait choir ne serait-ce qu'une seule. Si une porte se ferme devant nous, et cela peut faire très mal, c'est que nous ne devions pas la franchir, c'est que ce qu'elle semblait offrir n'était pas fait pour nous. Si vous êtes contrarié par le destin dans vos choix, ne lui en voulez pas: cela veut dire qu'il attend mieux de vous. Bien souvent, aveuglé par la rage que vous a causée cette porte fermée devant vous, vous ne voyez pas l'autre qui s'est ouverte au même moment, plus discrète... ou moins attractive. Ayez confiance en votre destinée et ouvrez votre esprit et votre regard pour percevoir le revers positif de ce qui vous était d'abord apparu comme une horrible contrariété.

Rien n'est pire que de rester devant une porte fermée... Soit prostré, découragé, et larmoyant; soit rageur, essayant par tous les moyens de forcer cette porte - en vain, toujours. Ne vous laissez jamais abattre, mais sachez reconnaitre la réalité. Avancez, car la vie ne s'arrête jamais à une porte qui se ferme. Sauf la dernière... celle de la Vie elle-même.

Oui, car la vie, c'est cela : des rencontres, des sourires, des larmes, des gens que l'on aime, dans gens que l'on quitte et d'autres qui nous quittent, des occasions qui s'offrent à nous, des mains qui se tendent quand on croyait l'espoir disparu; des portes qui nous sont fermées, et d'autres que l'on peut ouvrir... Vivre, c'est avancer... Avancer, pour aller le plus loin, et le plus haut possible à travers toutes ces portes. Vivre, c'est surtout ne pas penser à la toute dernière, celle qui fait le plus mal à tout le monde qand elle semble se fermer, mais celle qui offre en fait l'éternité que l'on cherchait jusque là...

Et alors on se rend compte que loin d'être fermée,
                                                          cette porte était la plus ouverte de toutes...

Il était une fois...

le 01/04/2007 à 14h00

Il était une fois...


    un prince qui en avait assez d'être un prince

Il était une fois...

    une princesse qui était heureuse d'être une princesse



Comme il se doit dans les contes, ces deux-là tombèrent follement amoureux l'un de l'autre... Hélas, le prince avait déjà perdu son âme d'enfant, et on disait de lui que c'était déjà un homme... La princesse, elle, semblait avoir gardé toute la beauté et la fraicheur de la jeunesse...


Il était une fois...

    un prince, qui demande pardon à sa princesse...


Et la fin...

    tout le monde la connait.

Reflet d'ordinaire...

le 29/03/2007 à 15h00

Il faisait beau ce jour-là... Pour Paris, c'est assez rare pour le souligner. Par ses rayons revigorants, le soleil avait chevillé en moi une bonne humeur qui me faisait rayonner moi-même. La journée avait quand même été longue, presque un peu pénible. J'étais fatigué. Mais quand même heureux. Parce qu'on allait se voir. Quelques minutes  seulement, je le savais, parce que j'étais un peu pressé, mais je nai pas hésité une seconde quand on s'est donné rendez-vous.

Le pont Garigliano... Je ne l'avais jamais vu ce pont, mais je l'aimais déjà, parce qu'il était pour moi le symbole d'un sentiment si noble qu'il ne tient pas compte des kilomètres. Il me faudra marcher un peu. Qu'importe ! Toi aussi de toute façon, et j'aurais été prêt à faire plus. Ce moment arriva enfin. Malgré l'après-midi qui se finissait, il faisait encore beau. Et très chaud.

J'avais un peu de retard quand je suis arrivé sur le pont; le contraire m'aurait étonné. Je t'ai vu. Et on s'est rejoint. On s'est accoudé tous les deux à la rembarde du pont; naturellement... Et on a discuté; tranquillement... De ce que tu étais en train de faire... De ce que moi je faisais... Sous nos pieds et devant nos yeux la Seine coulait. Inlassablement. Entrainant derrière elle  quelques rares péniches.  Ton sourire à ce moment-là me réchauffa encore le coeur d'une façon unique et inexplicable, mais je n'ai pas sû te le dire. T'exprimer quel bonheur j'avais qu'on se rencontre. Ici...

Et puis on a marché, un peu,  en continuant de parler. Tu m'as accompagné jusqu'à mon arrêt de bus, de la façon la plus naturelle qui soit. J'étais heureux qu'on soit ensemble. Mon bus est arrivé. Nos deux sourires se sont répondus. Et on s'est dit au revoir. Mais on savait bien qu'on se reverrait dans pas très longtemps. Ailleurs. Loin d'ici... Tu s parti, les mains dans les poches. J'aurais tellement aimé que cette rencontre dure plus longtemps ! Tu t'es fondu dans la foule. Et de longs moment encore j'ai suivi ton dos qui s'éloignait de moi, au milieu de tant d'autres personnes... Tu m'avais offert un moment simple. Et merveilleux.

Et ça...
           dans la plus belle amitié qui soit.

Leçon de vie...

le 29/03/2007 à 14h30
   

Il avait décidé d'être heureux.

C'est tellement simple à dire, mais si peu de gens le mettent en application... Il s'était juré cela après la mort de sa plus jeune soeur dans un accident de voiture. Tragique. C'est là qu'il avait pris conscience de l'éphémère cruel de la vie. Alors il s'était dit qu'il ne fallait pas perdre de temps avec la tristesse, la déception, ou le remord. Mais cette phrase était si facile à oublier ! Bien souvent depuis lors, quelques larmes avaient tenté de brouiller cette affirmation par leur humidité dévastatrice... Mais toujours, il réussissait à les chasser en faisant revenir le soleil éclatant de son sourire.

Tous les matins, après un bol de chicorée et un baiser à tous ses enfants, il prenait ses clés accrochées dans l'entrée et sortait de la maison en claquant joyeusement la porte, sous le regard amusé de sa femme. Dévalant les quelques marches du perron et sautant par dessus la barrière de leur jardin, il disait bonjour à chaque personne qu'il croisait dans la rue, resplendissant de son sourire si simple et naturel. On le connaissait bien dans le quartier. Lorsqu'il avait déménagé ici, sa bonne humeur quotidienne avait d'abord choqué, puis déplu, puis indifféré, puis amusé, puis réjoui. Maintenant, tout le monde attendait son bonjour matinal et son sourire si communicatif se transmettait sur toutes les lèvres tout au long de la journée.

Comme tous les matin depuis près de vingt ans, il se rendait à l'usine dans laquelle il travaillait. Au lieu de se plaindre de cette routine (que certains appellent monotonie) lui s'en réjouissait, en disant qu'ainsi il connaissait bien tout le monde. Le soir, après avoir distribué son sourire à tous ceux qui l'entouraient, il rentrait. Quand on lui demandait comment il réusissait à garder ce sourire, il répondait ainsi: "J'essaye de voir en chaque contrariété une offre du destin pour faire quelque chose de mieux." Et si on insistait en lui demandant pourquoi il avait décidé d'être heureu, il répondait avec un clin d'oeil: "Parce que vivre est un art..."

J'ai besoin de temps...

le 29/03/2007 à 14h00


Toi, Grand Architecte de l'Univers
Toi, qui tiens nos vies dans le creux de tes mains
Toi, dont le souffle divin nous a offert la vie
Je t'en supplie, donne-moi du temps !

Donne-moi le temps de t'aimer comme tu le mérites
Et d'aimer comme tu le demande.

Donne-moi le temps de faire pour toi tout ce que tu veux
Et de faire convebablement ce qu'on attend de moi.

Donne-moi le temps de regarder chaque personne
Avec des yeux d'amour et de les considérer à leur juste valeur.

Donne-moi le temps de sourire, de respirer, de rire, de chanter
Donne-moi le temps de vivre chaque instant pleinement.

Car...
        
          pour vivre comme tu le souhaiterais...
                 
                                                                       J'ai besoin de temps !

Dictionnaire poétique...

le 29/03/2007 à 13h00
   

G comme... Gare

Lieu merveilleux où les vies se font et se défont au rythme des annonces sonores ; où des rencontres naissent et où des amours se brisent. Lieu magique, où les vies les plus diverses se croisent et se mélangent à travers quelques bribes de paroles, une larme silencieuse, ou un adieu ému. Un des creusets de la vie, dans lequel les hommes se trouvent, se croisent et se perdent, sans quitter des yeux leurs montres.

Sept heures viennent de sonner...

le 17/03/2007 à 17h30


Sept heures venaient de sonner au clocher de l’église de Saint Germain des Prés. Paris s’éveillait  peu à peu en baillant. Ce calme trompeur annonçait une de ces journées d’effervescence habituelle dont cette ville avait le secret. Le soleil l’avait précédé et montait déjà dans le ciel, illuminant avec délicatesse les façades des immeubles dont les volets s’ouvraient un à un, et les rues, presque vides encore, semblaient briller sous ses rayons bienfaiteurs. L’absence de circulation laissait venir jusqu’à mon oreille ravie le tendre chant de quelques oiseaux de passage qui voletaient avec légèreté dans un ciel d’une clarté inhabituelle.

Je me laissais aller à cette rêverie quand le son des cloches de l’église me ramena à la réalité. J’étais à Paris, ville-monstre et déshumanisée, ville polluée et étouffante. Et comme pour finir d’effacer de mon esprit l’image poétique que j’avais eu l’audace de m’en faire, les rues qui m’avaient charmé alors débordaient maintenant de tous côtés d’une foule compact qui semblait sans vie. Je me demandais alors comment pouvait-on s’ignorer avec une telle perfection lorsque l’on vit si près les uns des autres…

Le son des cloches de cette église avait réussi à me réchauffer le cœur et une foule de souvenirs afflua soudain à mon esprit. Comme j’essayais en vain de les chasser, je sentis une larme glisser sur ma joue droite et je la vis s’écraser sur mon bouquet de tulipes. Je l’avais presque oublié ce bouquet… Pourtant je le serrais toujours avec force contre ma poitrine.

Sep heures avaient sonné au clocher de l’église de Saint Germain des Prés. C’était l’heure. L’heure qu’elle m’avait donné et fais promettre de ne jamais oublier. Voilà un an jour pour jour que je ne l’ai plus vu. Et je crois pouvoir dire que pas une seule fois elle n’avait quitté mon esprit. Cette séparation forcée avait été pour moi comme une déchirure insupportable au plus profond de mon cœur. A cette époque, j’en avais voulu mortellement au destin, ou quelque soit son nom… Les jours passants, cette blessure me fit de moins en moins mal, mais elle, elle ne pouvait toujours pas quitter mes pensées. Revenir à Paris, ce jour-là, à cette heure-là, après tout ce qui s’était passé, c’était comme rouvrir cette plaie. Mais il le fallait. C’est elle qui me l’avait demandé.

Une larme tomba encore sur mon bouquet de tulipes alors que je me baissais pour le déposer sur cette plaque de marbre froid.

Comme une bouteille à la mer...

le 14/03/2007 à 22h00
Comme une bouteille à la mer
Mon amour s'est jeté à l'eau
Dans un sursaut de détresse
Mais reste rempli d'espoir

Comme une bouteille à la mer
Mon amour flotte maintenant
Sur l'océan des incertitudes
Mais ne sombrera jamais

Comme une bouteille à la mer
Mon amour est patient et
Voit passer les jours et les nuits
En restant serein au fond de lui

Comme une bouteille à la mer
Mon amour s'est lancé
Pour que quelqu'un vienne
Et lise son message

       Mais...


Contrairement à une bouteille à la mer...
Mon amour a déjà trouvé son destinataire.

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